Au-delà de ce cas très médiatisé, les autorités américaines exigent aussi la collaboration d'Apple pour obtenir l'accès à au moins une dizaine d'iPhone dans différentes enquêtes, dont un trafic de stupéfiants à New York, selon des documents transmis par le groupe à la justice. Apple assure avoir coopéré pleinement avec les enquêteurs et leur avoir transmis toutes les informations qu'il avait sur l'iPhone de Sayed Farook. Il dit aussi que ceux-ci ont fait une erreur en tentant de réinitialiser le mot de passe peu après la saisie du téléphone, supprimant ainsi toute chance de récupérer ses données via une sauvegarde automatique en le connectant à un réseau wifi connu, comme celui du domicile de son propriétaire. Lacoste pas cher
Pour obtenir davantage, comme les autorités le lui demandent aujourd'hui, Apple devrait créer un logiciel "équivalent du cancer", a affirmé Tim Cook sur ABC. Le logiciel qui permettrait de décrypter le téléphone impliqué dans cette affaire particulière aurait en effet "le potentiel d'entrer dans n'importe quel iPhone. Ce n'est pas quelque chose qui devrait être créé", a-t-il martelé. "Une porte dérobée juste pour les gentils, ça n'existe pas. Les méchants la trouvent aussi", a-t-il insisté. Interrogé sur le fait qu'en s'opposant aux demandes du FBI dans l'affaire de San Bernardino, Apple empêchait peut-être de détecter une autre attaque terroriste, Tim Cook a avancé que "certaines choses sont difficiles et certaines sont justes. Et certaines choses sont les deux. Lacoste Homme pas cher C'est le cas ici." Pour lui, "ce qui est en jeu ici, c'est: est-ce que le gouvernement peut forcer Apple à créer un logiciel qui à notre avis rendrait des centaines de millions de consommateurs vulnérables dans le monde et piétinerait les libertés civiles qui sont la fondation de ce pays". Tim Cook dit vouloir parler du dossier avec le président Obama, et être prêt à faire remonter l'affaire jusqu'à la Cour suprême, mais il estime que le débat devrait avoir lieu au Congrès et pas en justice. Le bras de fer actuel suscite la colère des défenseurs des libertés civiles, qui craignent que la demande du FBI ne débouche sur une surveillance débridée aux Etats-Unis, déjà secoués ces dernières années par le scandale d'espionnage de l'Agence de renseignement NSA, ou ailleurs. D'autres accusent à l'inverse le groupe d'entraver une enquête vitale pour la sécurité nationale. Apple a reçu le soutien de plusieurs dirigeants du secteur technologique, dont le patron de Facebook, Mark Zuckerberg, ou celui de Google, Sundar Pichai. Le chef de la CIA, John Brennan, a en revanche jugé mercredi "clairement légitime" la démarche du FBI, estimant sur la radio publique NPR qu'il ne devait pas "y avoir un endroit où les terroristes, ou les criminels, ou toute autre personne cherchant à violer la loi, puisse bénéficier d'une totale impunité". Lacoste Femme pas cher
Les débats sur le cryptage ne sont probablement pas près de s'éteindre aux Etats-Unis, même si la question spécifique posée suite à San Bernardino risque de devenir obsolète: d'après le New York Times, qui cite des sources proches du dossier, les ingénieurs d'Apple seraient en train de développer de nouvelles mesures de sécurité rendant impossible à l'avenir de débloquer un iPhone de la manière dont le FBI veut le faire aujourd'hui en Californie.